La conscience est-elle une connaissance de soi? / Pascal – Hume

Une conscience en peau d’oignon,

Pascal Pensée 567 (Seillier), Les Pensées. TEXTE PAGE 59.

Synthèse des discussions : Dans ce texte, Pascal s’attaque à une grande question qui est celle de l’identité personnelle. L’identité personnelle c’est la question de savoir qui suis-je? Qu’est ce qui définit mes goûts, ma personne, mon caractère? Qu’est ce qu’il y a derrière cette psychologie qui fait que je suis moi et que je ne suis pas un autre? Pascal dans ce texte va défendre une thèse qui va à l’encontre de toute une tradition philosophique, une tradition qui met au centre la notion de « Je » (Descartes) ou de « moi » (Locke). Par « Moi »  Pascal entend bien non pas le Je grammatical et impersonnel mais bien toutes les caractéristiques qui constituent un individu. M. Bonin est gentil, aimable, intelligent etc. La somme de toutes ces quealités c’est le moi. Pasacal va donc entreprendre un examen scrupuleux, ou est ce moi qui supporte l’ensemble de ces qualités, ou est cette substance qui tient ensemble différentes qualités qui ne me sont pas propres mais dont je suis pourtant la totalité. Je ne suis pas la gentilesse, je ne suis pas l’intelligence, mais je suis cet être qui rassemble ensemble toutes ces qualités et dont la combinaison originales fait ce que je suis.

Pascal va faire une découverte paradoxale. Je sais ce que j’aime quand j’aime quelqu’un, mais une fois que je dépouille cette personne de toutes ces qualités, je ne rencontre aucun être. Quand je dis que j’aime M. Bonin parce qu’il est aimable, intelligent, et une fois que je le dépouille des qualités d’être aimable, gentil, intelligent, il ne reste plus rien. De façon logique Pascal se demande alors où est ce moi que l’on suppose à chaque instant, sans jamais être capable de le trouver. Je ne doute à aucun moment que je suis pourtant dès que je me recherche je ne me trouve plus. N’y aurait-il donc pas de différences entre les qualités à travers lesquelles on me voit et ce que je suis réellement? N’y aurait-il aucune différence entre ce que je suis et la façon avec laquelle j’apparais? Pour quelle raison m’aime t-on? Se pourrait-il que l’on ne m’aime pas pour moi même mais seulement pour les qualités que je possède?

La réponse de Pascal est définitivement oui. Ce que je suis ce que je parais être c’est ce que je suis. On ne m’aime pas pour une intériorité secrète, mystérieuse à laquelle seule moi-même ou mes très proches aurait accès. Non, on m’aime pour les qualités que l’on peut apercevoir extérieurement. Il n’y a pas plus de différence entre l’apparaître et l’être qu’il n’y a de différence entre l’extérieur et l’intérieur. « M’aime t-on vraiment? entendons, m’aime t-on pour ce que je suis? »  Voila la question idiote elle présuppose en effet qu’il y a une différence entre un « vrai » moi à l’intérieur et un « faux » moi celui de la vie sociale.

Pascal est lun auteur qui interroge donc cette idée que la conscience de soi est un processus qui conduirait à trouver l’existence d’un moi. Le fait de savoir que nous une personne sans nous

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